
THE GAZETTE
NAKIGAHARA
Paroles de RUKI
[ romanisation †
traduction ]
NAKIGAHARA
ansoku ni kurueru haruiro wasureteshimaeru mo no naraba
kyūkai no bi ni ryōme shizume tada kodoku na no dato waraeru
daisan ni kawareru haruiro iki hisome nukarumi o oyogu
bataashi de oboreteku sama wa sōzō tōri de tsumaranai
genjitsu o korosu kikite yori
tayasuku kizu o tsukereta darō
na o umete
fuhai shita ne ga minamo yurasu yugamu yō ni mawaru haguruma
kishimu ne ni mimi o katamukeru kirei ni kurueteru darō ka
subete wa kinku no asai umi azayaka to mimachigaeru hodo kegare
sayōnara muhō no yami ni ochiteku
sayōnara kore de owari
namida dōkoku no ame kyomu to mukiau tabi afure
tsuzuru kotoba ga nijimu
namida itsuka wa kare seijaku ni korosareru
kage fumi no owari ni chimayoi
fuhai shita ne ga minamo yurasu yugamu yō ni mawaru haguruma
kishimu ne ni mi o nage kizuita sore to niteiru koto ni kizuita
sayōnara muhō no yami ni ochiteku
sayōnara kore de owari
namida dōkoku no ame kyomu to mukiau tabi afure
tsuzuru kotoba ga nijimu
namida kodoku to chiru seijaku ni ikiru nara
nido to waraenu yō ni kizande
anata o aishita watashi ga iru anata o mitsumeta watashi ga iru
anata o motometa watashi ga iru anata o nakushita watashi ga iru
watashi o aishita anata ga iru watashi o mitsumeru anata ga
watashi o kowashita anata ga iru watashi o ubatta anata ga iru
watashi o koroshita anata ga iru
watashi o koroshita anata yo
watashi
LA PLAINE DES LARMES
Si j'arrive à oublier complètement ce paysage de printemps qui a quitté son repos pour sombrer dans la folie
Peut-être que je pourrai sourire, dans cette solitude, les deux yeux submergés par cette beauté croulante
Je coupe ma respiration puis je nage à travers le bourbier des couleurs du printemps pour la troisième fois
Comme je m'y attendais, c'est ennuyeux de se noyer la tête la première
Je tue la réalité, avec cette main dominante
Je peux l'endommager facilement
Et y enterrer ton nom
Ces racines putréfiées font trembler la surface de l'eau, les engrenages tournent jusqu'à devenir difformes
Je tends l'oreille à ces sons grinçants, c'est avec grâce qu'ils succombent à la folie, non?
Tout sombre dans la mer superficielle du tabou, tellement sale qu'on pourrait croire la voir luire
Adieu, je sombre dans les ténèbres de l'outrage
Adieu, tout prend fin à présent
Larmes, qui débordent dans une pluie de lamentation à chaque fois que je fais face au néant
Ces mots que j'ai composés suintent
Larmes, qui s'épuiseront un jour, tuées par le silence
Je perds le contrôle de moi-même, à la fin de ce jeu de chasse à l'ombre
Ces racines putréfiées font trembler la surface de l'eau, les engrenages tournent jusqu'à devenir difformes
Je me suis rendu compte que je leur ressemblais, quand j'ai abandonné mon corps à leurs bruits grinçants
Larmes, qui débordent dans une pluie de lamentation à chaque fois que je fais face au néant
Ces mots que j'ai composés suintent
Larmes, qui s'éparpillent avec la solitude que je connais dans cette vie de silence
Je les grave en moi pour ne plus jamais sourire
Je suis là, moi qui t'ai aimé, je suis là, moi qui t'ai tant regardé
Je suis là, moi qui t'ai désiré, je suis là, moi qui t'ai perdu
Tu es là, toi qui m'a aimée, tu es là, à me regarder fixement
Tu es là, toi qui m'a brisée, tu es là, toi qui m'a dérobée
Tu es là, toi qui m'a tuée