
THE GAZETTE
DIM SCENE
Paroles de RUKI
[ romanisation †
traduction ]
DIM SCENE
azawarai sugita sei de sono kikyū ya kachi wa nukeochi
tonari de nemuru danzetsu wa gukō sō kuzureteku jōkei no imi o kuchiteku imi o
muragaru karasu no moto e naki yamu made zero ni tōhi suru kazu wa ou
ibitsu ni magaru arubeki sugata wa nuiawaseru hodo fukaku tokeru
dōkō ni ukaberu genjitsu wa kara mahi shita kokoro no sei ka
sora ga togire hikari ga chi ni ochiru nageku koe o ayasu akago no yume
nuritsubushi sugite tadareteku uso chō no ha de rakka suru ga
kunō no ura de oboreteiru ai nakigara ni te o nobasu bōkansha
hai tsukubaru asu o warau rōba
dōka ore no mama de
atari o ume tsukusu ate naki itami
me o toji tomosu uta ni kizu nado iyasenu
kabe ichimen ni sakidashita owari daremo ga bōkyaku o negau tabi
sōshitsu ni yakareta ore no uta wa honogurai kyomu no soko de oboreteru
ra ra ra
DIM SCENE
À trop ricaner, tu as perdu tes espoirs et tes valeurs
Cette mort endormie tout près n'est que folie, oui, et je cours après les nombres pour m'échapper vers le zéro
À la recherche d'un sens à ce paysage qui s'écroule, d'une signification à sa décomposition, je m'en vais vers le lieu où les corbeaux se rassemblent, en attendant que leurs croassements cessent
Ces silhouettes voûtées, difformes, sont fondues ensemble comme si elles étaient cousues les unes dans les autres
Cette réalité qui flotte dans mes pupilles ne semble qu'une coquille, mais peut-être est-ce à cause de mes sentiments engourdis
Des rayons de lumière interrompent l'étendue du ciel pour chuter sur la terre, le rêve du bébé qui berce cette voix tremblante de chagrin
À trop recouvrir ces mensonges de peinture, ils semblent suppurer, pourissants, une mite qui tombe avec des ailes de papillon
Un amour qui se noie tout au fond de la détresse, des passants qui tendent leurs mains vers ce cadavre
Une vieille femme qui rampe en se moquant de demain
Je vous en prie, laissez-moi
Une douleur sans destination flotte et emplit tout cet endroit autour de moi
La chanson qui commence lorsque je ferme les yeux ne peut pas même guérir toutes ces blessures
Partout sur ce mur a fleuri le décès, chaque fois que quelqu'un a prié pour l'oubli
Je suis réduit en cendres dans ma déchéance, et mon poème se noie au fond du sombre néant
La la la