
RENTRER EN SOI
FUYŪ TSUISŌ
Paroles de SATSUKI
[ romanisation †
traduction ]
FUYŪ TSUISŌ
risei no naka de kurushindeiru sensai toraumateki shikō kairo
otona ni enkakusōsa sareru furasshubakku umekomareteiku
monitā no ue de nani o omotteiru? sonzai no imi o oshiete kudasai
kami yo seken ni wa neji ga hazurete kurutta hitotachi de afureteimasu
nari tomanai shin'on to byōshin ga kusaru made no kauntodaun o tsugeru
nari tomanai koto jitai ga kyōfu de nari tonde shimau koto jitai mo kyōfu de
konomama nanimokamo kusari tsuzukete kirei na kokoro mo zutazuta ni sakarete
kami yo seken ni wa neji ga hazurete kurutta hitotachi de afureteimasu
kaiki no nami ga oshiyosetekuru ganjigarame no seishinjōtai heya no naka de kuruisō ni naru
ganmen o naifu de kitte mitara mada kirei na chi ga nagaretekimashita
watashi wa hanbun kusatteiru toiu no ni
kūkyo na sonzai ga watashi o zutto zutto zutto oikaketekuru
genzai gozen sanji nijūhachibun geshutaruto hōkai o okoshimashita shin'i o miushinaimashita
kioku no ichibu ga omoidasenai keredo zutto zutto oikaketekuru
genzai gozen yoji jūnibun heya no soko ga gunyari to ibitsu ni katachi o kaeta no wa sakkaku na no deshō ka?
abakareta kono kioku o dō tsunagikomereba nureta sora wakariaeru?
egureta toki o kizamu...
aa yugamu kono kioku o dō shihai sureba...?
kizamareta hitsū kizuato mai midare chi o kizande
SOUVENIRS FLOTTANTS
Le circuit de mes pensées qui a tout d'un délicat traumatisme me fait terriblement souffrir, au sein même de ma raison
Il est enterré dans ces flashbacks commandés à distance par les adultes
À quoi est-ce que vous pensez, par-dessus vos moniteurs? Dites-moi quel est le sens de l'existence
Ô dieu, cette société déborde de gens dont les vis se sont détachées et qui en sont devenus fous
Les battements de mon coeur qui ne s'arrêtent pas de résonner et la seconde aiguille de l'horloge donnent le décompte jusqu'à ma décomposition
Le fait que ça n'arrête pas de résonner me glace d'effroi, mais si ça s'arrêtait complètement ça me terroriserait aussi
Que tout continue comme ça à pourrir, et même ce coeur pur, qu'il soit déchiré en pièces
Ô dieu, cette société déborde de gens dont les vis se sont détachées et qui en sont devenus fous
Des vagues récursives déferlent sur mon état mental complètement immobilisé et me font presque succomber à la folie, à l'intérieur de cette chambre
Lorsque j'ai essayé de frapper mon visage à l'aide d'un couteau, un sang toujours aussi pur s'est mis à couler
En à peine une demi-minute me voilà pourri
Mais cette existence vide me court tout le temps tout le temps tout le temps après
Il est maintenant 3h28 du matin, j'ai réveillé l'effondrement de Gestalt, j'ai perdu de vue la réalité
Je ne peux pas me souvenir d'une partie de ma mémoire, mais tout le temps tout le temps elle me court après
Il est maintenant 4h12 du matin, est-ce une illusion d'optique qui déforme ainsi les silhouettes au fond de ma chambre?
Ces souvenirs qui m'ont été révélés, comment pourrais-je les relier, comment pourrais-je comprendre ces cieux ensanglantés?
Ces instants, je les creuse, je les déchire...
Ah, comment pourrais-je contrôler ces souvenirs difformes...?
Ces cicatrices de souffrance gravées en moi, ce sang qui gicle en l'air, déchirez tout ça